Désir et couple : comment sortir du syndrome de la colocation

1 Fév, 26 | Publications

 

Est-ce que vous vous souvenez de la dernière fois dans votre relation de couple où vous avez ressenti ce frisson, cette électricité qui parcourait votre peau au simple frôlement de l'autre ? Aujourd'hui, quand vous vous croisez dans le couloir, c'est peut-être pour vous demander si le lave-vaisselle est vidé ou qui récupère les enfants. Le soir, dans le lit, chacun reste de son côté, les yeux rivés sur un écran, avec cette sensation sourde que le désir s'est évaporé, laissant place à une amitié profonde, certes, mais terriblement décharnée.

On s'aime, on se respecte, on forme une équipe formidable pour gérer le quotidien... mais on ne se touche plus. Ou alors, on le fait par "devoir", avec une maladresse qui nous laisse encore plus seuls qu'avant.

Je suis Jérémie BESSARD, Thérapeute de couple et Sexothérapeute. Si vous vivez ce syndrome de la colocation, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls. Ce n'est pas une fatalité, et ce n'est surtout pas le signe que votre amour est mort. C'est le signe que votre intimité a besoin d'être ré-apprivoisée, loin des injonctions et des reproches silencieux.

 

La souffrance du désert sensuel : quand l'absence de désir devient un poids

Vivre sans désir dans son couple, c'est porter un deuil invisible. On se sent souvent illégitime de s'en plaindre : "Après tout, on s'entend bien, on ne manque de rien". Et pourtant, le vide est là.

Il y a d'un côté celui ou celle qui demande, qui espère, et qui finit par ne plus rien proposer par peur d'essuyer un énième refus. Et de l'autre, celui ou celle qui se sent sous pression, qui culpabilise de ne pas avoir d'élan, et qui finit par fuir tout contact physique, même un simple câlin, de peur que l'autre n'y voie une invitation à aller plus loin.

Cette dynamique crée un fossé. On devient des partenaires de logistique, des experts du faire, mais on a oublié comment être ensemble. Je valide cette douleur : elle est le cri de votre besoin de lien.

 

Étude de cas : quand le quotidien étouffe l'érotisme

Marc* et Émilie* s'aiment depuis 12 ans. En consultation, Marc m'a dit : "J'adore ma femme, mais j'ai l'impression de dormir avec ma sœur". Émilie, les larmes aux yeux, répondait : "Je suis tellement épuisée par ma charge mentale que l'idée même qu'on me touche me demande un effort surhumain".

Leur vie sexuelle était devenue un sujet tabou. À force de ne plus se toucher, ils avaient perdu le code d'accès au corps de l'autre. Mon accompagnement leur a permis de comprendre que le problème n'était pas un manque d'amour, mais un encombrement psychique.

 

Mon accompagnement en 3 étapes : retrouver le chemin de l'intimité

Pour sortir de cette impasse, nous ne commençons pas par le lit. Nous commençons par l'esprit.

Étape 1 - Comprendre le passé (la prise de conscience) :

Le désir n'est pas qu'une question d'hormones, c'est une construction psychique qui prend racine dans notre histoire. Durant cette première étape, on explore comment l'image du couple de nos parents nous influence. Émilie, par exemple, associait inconsciemment le rôle de mère à l'extinction de la femme désirante.

Parfois, l'absence de désir est une protection. On éteint la flamme pour ne plus être vulnérable ou pour se protéger d'une trop grande proximité.

Je vous invite à vous poser ces deux questions :

  • Quelle image de la sensualité m'a été transmise par mon éducation ?

  • Qu'est-ce que je risque, inconsciemment, si je laisse mon désir s'exprimer à nouveau ?

Étape 2 - Agir au présent (changer concrètement les dynamiques) :

Une fois les blocages nommés, il faut passer à l'action par des micro-changements. J'utilise ici des outils précis. J'ai proposé à Marc et Émilie d'interdire tout rapport sexuel complet pendant 15 jours pour enlever la pression du résultat.

Il est important de se réapproprier le toucher non sexuel afin de redécouvrir la peau de l'autre sans attente. Mais également apprendre à exprimer son besoin de décompression avant d'être disponible physiquement.

Étape 3 - Construire l'avenir (l'ancrage durable) :

Il s'agit maintenant de faire en sorte que ces retrouvailles soient pérennes. Mon objectif n'est pas de vous rendre dépendants de la thérapie. Les actions d'aujourd'hui doivent devenir les habitudes saines de demain.

Le désir a besoin d'espace. Pour désirer l'autre, il faut d'abord avoir une vie intérieure riche. Mettez en place un rituel hebdomadaire pour se dire où l'on en est de son besoin de tendresse et d'érotisme, sans jugement.

 

Le courage de redevenir des explorateurs

Sortir du syndrome de la colocation demande un immense courage : celui de dire "tu me manques" au lieu de "tu n'as jamais envie". C'est accepter d'enlever l'armure de la logistique pour montrer la fragilité de son désir.

Votre couple est un organisme vivant. Si vous traversez un hiver, ne perdez pas espoir. La chaleur revient dès lors qu'on accepte de rallumer la mèche de la communication sincère. Faire ce premier pas, c'est déjà cesser d'être des colocataires pour redevenir des amants.

Le désir de changement est là, mais je sais qu'il s'accompagne souvent d'hésitations. Franchir le cap d'une thérapie de couple ou d'une sexothérapie pour soi ou pour son couple demande un vrai courage. C'est pourquoi je vous offre une première consultation de 30 minutes, gratuite, en visio.

Ce n'est pas qu'une simple prise de renseignements. Que nous choisissions de travailler ensemble par la suite ou non, ces 30 minutes sont un moment précieux pour :
✔ Déposer ce qui pèse vraiment. Mettre des mots, enfin, sur cette tension sourde ou ces non-dits qui se sont immiscés dans votre quotidien.
✔ Éclairer les dynamiques invisibles. Nous allons doucement explorer ce qui se joue sous la surface de vos conflits ou de votre distance.
✔ Sentir si mon accompagnement résonne en vous. Échanger sur la manière dont je peux vous guider, que ce soit en couple ou en individuel, à mon cabinet ou en visio.

 

Vous sentez encore l'hésitation ?

C'est normal, l'hésitation c'est souvent la voix de vos peurs profondes. Mais si on l'écoute trop, on reste paralysé dans une situation qui, elle, ne fait qu'empirer. Il n'y a pas de moment "parfait", il n'y a que ce premier pas, courageux, vulnérable et sincère. Venez vous autoriser à vous retrouver, avec plus de légèreté, de vérité et d'amour !

Cette première consultation offerte est un moment que je vous réserve avec soin. Je vous invite à prendre un instant pour répondre à ces trois questions fondamentales. Elles vous permettront de vous assurer que vous êtes prêt(e) à vous engager dans un travail de fond et que mon accompagnement est le bon pour vous :

  • Quel est le coût émotionnel de votre situation actuelle ?
  • Qu'attendez-vous réellement de cet accompagnement ?
  • Êtes-vous prêt(e) à vous investir en temps, en énergie et en argent pour transformer durablement votre relation ?

 

*Afin d'illustrer mes propos, j'ai choisi de vous partager quelques extraits de l'histoire de Marc et Émilie, un couple que j'ai eu le privilège d'accompagner. Bien entendu, les extraits sont partagés avec leur accord et dans le respect de leur confidentialité (les prénoms ont été modifiés).

 

Jérémie BESSARD.