Le silence qui s'installe après une tension, ce regard qui fuit quand on parle d'engagement, cette manière de se murer derrière le travail ou les écrans dès que l'émotion devient trop vive... Si ces situations vous sont familières, sachez que vous n'êtes pas dans une impasse, mais face à un mécanisme de protection qui demande à être décodé.
Je suis Jérémie BESSARD, Thérapeute de couple et Sexothérapeute. Mon rôle est de vous accompagner à mettre des mots sur ces silences et à transformer cette distance qui vous sépare en un espace de rencontre sécurisé.
Le poids de l'évitement : au-delà de l'indifférence apparente
L'évitement n'est pas une absence de sentiments. Bien au contraire, c'est souvent une réponse à une surcharge émotionnelle. Pour beaucoup d'hommes, le conflit, la responsabilité ou l'engagement ne sont pas vécus comme des étapes naturelles de la vie de couple, mais comme des menaces potentielles pour leur intégrité.
Vous vous sentez peut-être épuisé(e) de porter seule la charge émotionnelle de la relation. Vous avez l'impression de poursuivre quelqu'un qui ne cesse de reculer. De son côté, l'homme évitant se sent souvent traqué, inadéquat ou submergé par des attentes qu'il ne sait pas comment combler. Cette dynamique de poursuite-retrait crée une souffrance sourde des deux côtés : l'un souffre de l'abandon, l'autre de l'étouffement.
Étude de cas : quand le retrait devient un rempart
Pour illustrer ce schéma, je pense à Marc* et Sophie*, venus me voir après 5 ans de vie commune. Sophie se plaignait du désert affectif de Marc. Dès qu'elle évoquait l'achat d'un appartement ou une discussion sur leur avenir, Marc s'absentait mentalement. S'ils se disputaient, il quittait la pièce ou s'enfermait dans son bureau pendant des heures, laissant Sophie face à une colère impuissante.
Marc n'était pas un homme froid. C'était un homme terrifié. Dans son esprit, une dispute signifiait une rupture imminente. Pour lui, s'engager sur un crédit immobilier représentait la perte définitive de sa liberté de mouvement, une sécurité qu'il avait chèrement acquise durant une enfance instable. En travaillant ensemble, nous avons compris que sa fuite n'était pas un désintérêt pour Sophie, mais un mode de survie pour ne pas s'effondrer sous la pression.
Mon accompagnement : 3 étapes de transformation
Étape 1 - Comprendre le passé (la prise de conscience) :
Rien ne naît du hasard. L'évitement est presque toujours le fruit d'un attachement insécure évitant construit dans la petite enfance.
Si, enfant, cet homme a appris que ses besoins émotionnels n'étaient pas entendus, ou pire, qu'ils dérangeaient ses figures d'attachement, il a développé une stratégie d'autosuffisance. "Je ne demande rien, comme ça je ne suis pas déçu" ou "Je reste à distance pour ne pas être envahi". Ce sont des schémas de répétition inconscients, la proximité est associée à un danger de perte de soi ou à une peur du rejet.
J'invite l'homme évitant à se poser ces trois questions :
- Quelle place l'émotion avait-elle dans votre famille ? Était-il permis de pleurer ou d'exprimer une peur ?
- Avez-vous eu le sentiment, enfant, de devoir gérer seul vos problèmes pour ne pas peser sur vos parents ?
- Qu'est-ce qui vous fait le plus peur dans l'idée de dépendre de quelqu'un ?
J'invite le partenaire à se poser cette question :
- Comment votre propre histoire résonne-t-elle avec ce silence ? Est-ce qu'il vient réactiver une peur ancienne de l'abandon ?
Étape 2 - Agir au présent (changer concrètement les dynamiques) :
Pour sortir de l'impasse, j'utilise des outils précis. L'idée est de briser le cercle vicieux : plus vous poursuivez, plus il fuit. Plus il fuit, plus vous poursuivez...
Plutôt que de fuir une dispute de manière sauvage, nous convenons d'un protocole. L'homme a le droit de dire : "Là, je me sens submergé, j'ai besoin de 20 minutes pour redescendre. Je m'isole, mais je reviens vers toi à ... (heure)". Cela rassure le partenaire sur le fait qu'il n'y a pas d'abandon, et cela permet à l'homme de ne pas agir sous l'emprise de la panique.
Si l'évitement concerne les tâches du quotidien ou les décisions, nous travaillons sur la micro-responsabilisation. On ne demande pas à l'autre de changer de personnalité, mais de s'engager sur des actions précises et mesurables, sans que le partenaire n'intervienne comme un parent contrôlant.
Étape 3 - Construire l'avenir (l'ancrage durable) :
La thérapie est un tremplin, pas une béquille. Une fois que les mécanismes sont identifiés et que la communication est rétablie, l'enjeu est la pérennité. Mon objectif n'est pas de vous rendre dépendants de la thérapie. Les actions d'aujourd'hui doivent devenir les habitudes saines de demain.
Solidifier l'avenir, c'est accepter que l'intimité n'est pas une fusion permanente. Un homme évitant aura toujours besoin de son jardin secret ou d'espaces de solitude. L'avenir du couple réside dans la création d'un cadre où la proximité ne rime plus avec envahissement. Cela passe par des rituels de connexion réguliers, comme des discussions de 10 minutes sans écrans, ou encore des projets communs à court terme, qui musclent la capacité à rester présent, même quand l'inconfort surgit.
L'espoir au bout du tunnel
L'évitement n'est pas une fatalité, c'est un langage qui attend d'être traduit. Derrière chaque homme qui fuit se cache souvent une immense vulnérabilité qui ne demande qu'à être accueillie dans un cadre sécurisant.
En choisissant de regarder ces mécanismes en face, vous ne sauvez pas seulement votre relation, vous vous offrez la possibilité d'une rencontre véritable, d'homme à femme, d'humain à humain. Le chemin vers l'engagement n'est pas une perte de liberté, c'est la découverte d'une liberté plus grande, celle d'être soi-même, pleinement, aux côtés de l'autre.
Commencer à transformer votre relation
Le désir de changement est là, mais je sais qu'il s'accompagne souvent d'hésitations. Franchir le cap d'une thérapie de couple ou d'une sexothérapie pour soi ou pour son couple demande un vrai courage. C'est pourquoi je vous offre une première consultation de 30 minutes, gratuite, en visio.
Ce n'est pas qu'une simple prise de renseignements. Que nous choisissions de travailler ensemble par la suite ou non, ces 30 minutes sont un moment précieux pour :
✔ Déposer ce qui pèse vraiment. Mettre des mots, enfin, sur cette tension sourde ou ces non-dits qui se sont immiscés dans votre quotidien.
✔ Éclairer les dynamiques invisibles. Nous allons doucement explorer ce qui se joue sous la surface de vos conflits ou de votre distance.
✔ Sentir si mon accompagnement résonne en vous. Échanger sur la manière dont je peux vous guider, que ce soit en couple ou en individuel, à mon cabinet ou en visio.
Vous sentez encore l'hésitation ?
C'est normal, l'hésitation c'est souvent la voix de vos peurs profondes. Mais si on l'écoute trop, on reste paralysé dans une situation qui, elle, ne fait qu'empirer. Il n'y a pas de moment "parfait", il n'y a que ce premier pas, courageux, vulnérable et sincère. Venez vous autoriser à vous retrouver, avec plus de légèreté, de vérité et d'amour !
Cette première consultation offerte est un moment que je vous réserve avec soin. Je vous invite à prendre un instant pour répondre à ces trois questions fondamentales. Elles vous permettront de vous assurer que vous êtes prêt(e) à vous engager dans un travail de fond et que mon accompagnement est le bon pour vous :
- Quel est le véritable coût émotionnel de votre situation actuelle si rien ne change ?
- Qu'attendez-vous réellement de cet accompagnement ?
- Êtes-vous prêt(e) à vous investir en temps, en énergie et en budget pour transformer durablement votre relation ?
*Afin d'illustrer mes propos, j'ai choisi de vous partager quelques extraits de l'histoire de Sophie et Marc, un couple que j'ai eu le privilège d'accompagner. Bien entendu, les extraits sont partagés avec leur accord et dans le respect de leur confidentialité (les prénoms ont été modifiés).
Jérémie BESSARD.

