Peut-on vraiment sauver son couple quand tout ce qu'on croyait solide s'effondre à cause d'un mensonge ? Est-il possible de se regarder à nouveau sans que l’image de l’autre ne vienne s’immiscer entre vous deux, comme une ombre glaciale qui s'invite dans votre lit ?
C’est une question qui déchire, qui empêche de respirer. On se sent comme un étranger dans sa propre maison, comme si chaque souvenir, chaque rire et chaque projet passé était soudainement devenu suspect. La découverte d'une infidélité n'est pas qu'une simple blessure d'amour, c'est un moment où l'on ne sait plus qui l'on est, ni avec qui l'on vit.
Je suis Jérémie BESSARD, Thérapeute de couple et Sexothérapeute. Je veux vous dire, avec toute ma douceur, que ce que vous traversez est humain. Votre colère, votre envie de hurler ou votre besoin de silence sont légitimes. On ne reconstruit pas sur des ruines en un jour, mais ensemble, nous allons regarder s’il reste des fondations assez saines pour bâtir quelque chose de nouveau.
Le choc de l'infidélité : pourquoi a-t-on l'impression de devenir fou ?
L’infidélité provoque ce que j'appelle un choc de l'attachement. Pour celui qui a été trompé, c’est la perte brutale de sa zone de sécurité. On se met à douter de tout : "Qu’est-ce qui était vrai ? Est-ce que ce baiser, il y a six mois, était aussi un mensonge ?"
Vous vivez peut-être ce que j’appelle un état de stress post-traumatique : ces images qui tournent en boucle dans votre tête, ce besoin compulsif de vérifier le téléphone de l'autre, ou ces nuits blanches à retourner chaque détail.
Il y a aussi cette honte qui colle à la peau. On a l'impression d'être celui ou celle qui n'a rien vu venir. On s'enferme pour protéger ce qui reste de nous. Je veux vous dire : votre valeur n'a pas bougé. Elle est là, intacte, dans votre courage à affronter cette vérité, aussi laide soit-elle.
Étude de cas : sortir du face-à-face destructeur
Julien* et Clara* étaient ensemble depuis 15 ans. Une vie bien remplie, des enfants, une complicité que tout le monde enviait. Un soir, un message s'affiche sur le téléphone de Julien. Le monde s'arrête.
Pendant des semaines, leur vie est devenue un enfer. Clara alternait entre des larmes dévastatrices et des interrogatoires qui duraient jusqu'au bout de la nuit. Julien, lui, ne savait plus où se mettre. Il s'est muré dans le silence par peur de faire encore plus de mal, ce que Clara prenait pour de l'indifférence. Ils s'aimaient, mais ils ne se voyaient plus. Ils ne voyaient que la trahison.
Lorsqu'ils sont venus me voir à mon cabinet, ils étaient épuisés. Ils avaient besoin d'un tiers pour sortir de ce tribunal permanent et comprendre que l'infidélité n'est souvent pas le point de départ du problème, mais le signal d'alarme d'une faille bien plus ancienne.
Mon accompagnement en trois étapes pour reconstruire la confiance
Pour sortir du chaos, j'utilise un accompagnement qui permet de transformer la souffrance en une nouvelle forme de vérité et de complicité.
Étape 1 - Comprendre le passé (la prise de conscience) :
Comprendre n’est pas excuser. Mais sans comprendre, la plaie restera toujours à vif. J'observe que l'acte d'infidélité vient souvent dire quelque chose d'une faille intérieure ou d'un besoin non exprimé.
Souvent, l'autre personne n'est qu'un miroir. On ne tombe pas forcément amoureux de quelqu'un d'autre, on tombe amoureux de qui on est quand on est avec cette personne. On cherche à retrouver une part de soi (sa jeunesse, sa légèreté, sa puissance) que l'on croit perdue.
Parfois, l'infidélité vient rejouer des schémas d'enfance ou une peur de l'étouffement que l'on n'a jamais su nommer.
Je vous invite à vous poser ces trois questions :
- Au-delà de l'acte, quel besoin de reconnaissance ou de liberté cette infidélité est-elle venue nourrir ?
- Quelle était l'ambiance entre vous deux ces derniers mois ? Y avait-il encore de la place pour la surprise ?
- Qu'est-ce que cette trahison réveille de vos blessures plus anciennes?
Étape 2 - Agir au présent (changer concrètement les dynamiques) :
Pour que la parole revienne au présent, il faut changer la manière dont vous interagissez au quotidien. J'utilise ici des outils précis.
L'un des pièges est l'interrogatoire sans fin. Je propose de délimiter le temps des explications. On s'autorise 30 minutes par jour pour parler de la blessure, mais le reste du temps, on s'efforce de préserver un espace de vie "normale".
Pour celui ou celle qui a été trompé(e), les pensées sont des agressions. Nous travaillons sur des techniques pour se ré-ancrer dans le présent et ne pas laisser le passé coloniser chaque seconde.
On ne pardonne pas sur une promesse, mais sur des faits. L'action répare la sécurité là où le discours échoue.
Étape 3 - Construire l'avenir (l'ancrage durable) :
Le but n'est pas de redevenir le couple d'avant. Le "avant" est ce qui a mené à la rupture. Le but est de créer une version plus authentique de vous-mêmes.
Mon objectif n'est pas de vous rendre dépendants de la thérapie. Les actions d'aujourd'hui doivent devenir les habitudes saines de demain.
Quelles sont vos nouvelles limites ? De quoi avez-vous besoin pour ne plus avoir à porter de bouclier ?
Définir ce que vous voulez vivre ensemble dans 5 ans. Cet horizon commun est votre boussole. On ne reste pas ensemble par habitude, mais parce qu'on a un projet qui nous fait vibrer à nouveau.
Le pardon est un voyage, pas une décision immédiate
Pardonner n'est pas un acte de faiblesse, c'est décider que votre passé ne sera plus le maître de votre avenir.
Est-il possible de reconstruire ? Oui, mais cela demande deux architectes courageux. Cela demande que l'un accepte de porter sa responsabilité sans fuir, et que l'autre accepte, petit à petit, de poser ses armes. Le chemin sera semé de jours avec et de jours sans, mais un amour qui a traversé le feu et qui choisit de rester est souvent bien plus solide qu'un amour qui n'a jamais été éprouvé.
Ne restez pas seul(e) dans le silence de votre douleur. Votre lien mérite que l'on s'occupe de ses cicatrices.
Le désir de changement est là, mais je sais qu'il s'accompagne souvent d'hésitations. Franchir le cap d'une thérapie de couple ou d'une sexothérapie pour soi ou pour son couple demande un vrai courage. C'est pourquoi je vous offre une première consultation de 30 minutes, gratuite, en visio.
Ce n'est pas qu'une simple prise de renseignements. Que nous choisissions de travailler ensemble par la suite ou non, ces 30 minutes sont un moment précieux pour :
✔ Déposer ce qui pèse vraiment. Mettre des mots, enfin, sur cette tension sourde ou ces non-dits qui se sont immiscés dans votre quotidien.
✔ Éclairer les dynamiques invisibles. Nous allons doucement explorer ce qui se joue sous la surface de vos conflits ou de votre distance.
✔ Sentir si mon accompagnement résonne en vous. Échanger sur la manière dont je peux vous guider, que ce soit en couple ou en individuel, à mon cabinet ou en visio.
Vous sentez encore l'hésitation ?
C'est normal, l'hésitation c'est souvent la voix de vos peurs profondes. Mais si on l'écoute trop, on reste paralysé dans une situation qui, elle, ne fait qu'empirer. Il n'y a pas de moment "parfait", il n'y a que ce premier pas, courageux, vulnérable et sincère. Venez vous autoriser à vous retrouver, avec plus de légèreté, de vérité et d'amour !
Cette première consultation offerte est un moment que je vous réserve avec soin. Je vous invite à prendre un instant pour répondre à ces trois questions fondamentales. Elles vous permettront de vous assurer que vous êtes prêt(e) à vous engager dans un travail de fond et que mon accompagnement est le bon pour vous :
- Quel est le coût émotionnel de votre situation actuelle ?
- Qu'attendez-vous réellement de cet accompagnement ?
- Êtes-vous prêt(e) à vous investir en temps, en énergie et en argent pour transformer durablement votre relation ?
*Afin d'illustrer mes propos, j'ai choisi de vous partager quelques extraits de l'histoire de Clara et Julien, un couple que j'ai eu le privilège d'accompagner. Bien entendu, les extraits sont partagés avec leur accord et dans le respect de leur confidentialité (les prénoms ont été modifiés).
Jérémie BESSARD.

