Avez-vous déjà ressenti ce sentiment étrange d'habiter un corps qui ne semble plus obéir aux mêmes règles qu'à 20 ans, alors même que l'amour pour votre partenaire, lui, est plus profond et plus solide que jamais ? Ce moment où le miroir, le matin, raconte une histoire de rides et de pesanteurs, et où l'on finit par se demander, avec une pointe d'angoisse : "Est-ce que je peux encore plaire ? Est-ce que nous allons finir par devenir de simples compagnons de route, sans ce feu qui nous animait autrefois ?".
Le passage de la cinquantaine est souvent vécu comme un deuil silencieux au sein du couple. On pleure la fougue de la jeunesse, la spontanéité d'un désir qui tombait du ciel, et l'on se retrouve parfois face à un vide, une pudeur nouvelle, voire une gêne à se toucher.
Je suis Jérémie BESSARD, Thérapeute de couple et Sexothérapeute. Si vous traversez cette étape où le désir semble s'être mis en pause, je veux vous dire que ce n'est pas une fin. C'est, au contraire, l'invitation la plus profonde que la vie vous lance : celle de passer d'une sexualité de performance à une intimité de présence. Aujourd'hui, j'aimerais qu'on en discute ensemble, avec douceur et sans tabou.
Le deuil de la performance : quand la biologie bouscule l'intimité
Il est important de poser des mots sur ce que vous ressentez, car le silence est le premier ennemi de votre lien. La cinquantaine nous remet tous à égalité face à notre vulnérabilité.
Pour beaucoup de femmes, la ménopause n'est pas qu'une question d'hormones ; c'est une remise en question de leur identité de femme désirante. La sécheresse, les bouffées de chaleur, la sensation d'un corps qui nous trahit... tout cela peut donner envie de se fermer, de se protéger.
Pour les hommes, l'andropause ou simplement les pannes d'érection occasionnelles sont vécues comme un séisme narcissique. On se sent moins homme. On a peur de décevoir, alors on commence à éviter les approches tendres par peur que l'autre n'y voie une invitation à aller plus loin, une invitation qu'on craint de ne pas savoir honorer.
On finit par ne plus se toucher du tout, pour éviter la frustration. On s'aime, on se parle, on rit... mais le corps est devenu une terre étrangère. Je valide cette douleur : elle n'est pas le signe d'un manque d'amour, mais le signe d'un manque de mode d'emploi pour cette nouvelle saison de votre vie.
Étude de cas : du silence des corps à la redécouverte
Pierre a 54 ans et Catherine en a 52. Quand ils sont venus me voir dans mon cabinet, ils ne faisaient plus l'amour depuis 2 ans. Pierre me disait : "Dès que j'essaie de l'approcher, j'ai l'impression qu'elle se raidit. Alors j'ai arrêté d'essayer". Catherine, les yeux humides, répondait : "Ce n'est pas que je n'ai pas envie de lui, c'est que j'ai mal, et j'ai honte de ne plus être la femme qu'il a épousée".
Leur quotidien était devenu une chorégraphie de l'évitement. Ils étaient des experts du faire avec le travail, les enfants et la maison, mais des analphabètes de l'être ensemble dans l'intimité. Ils avaient perdu le fil de leur complicité érotique parce qu'ils essayaient de faire fonctionner un logiciel de 20 ans sur un ordinateur qui avait évolué. Mon accompagnement leur a permis de comprendre que leur corps n'était pas cassé, il demandait simplement plus de lenteur.
Mon accompagnement en trois étapes : ré-apprivoiser son désir
Pour aider Pierre et Catherine, et peut-être vous aujourd'hui, j'utilise un cheminement qui permet de déposer les masques et de reconstruire sur des bases plus sincères.
Étape 1 - Comprendre le passé (la prise de conscience) :
Pourquoi le changement physique est-il si difficile à accepter ? La réponse se trouve souvent dans nos profondeurs inconscientes. J'observe que notre sexualité est liée à notre Moi idéal. Si notre valeur reposait sur la performance, le vieillissement est vécu comme une blessure insupportable.
Quel message avez-vous reçu sur le couple passé 50 ans ? Souvent, nous reproduisons l'idée que "ce n'est plus de notre âge", une croyance limitante qui agit comme un éteignoir.
Je vous invite à vous poser ces deux questions :
- Si je n'avais plus à prouver ma performance, que resterait-il de mon plaisir ?
- Quelle part de moi a le plus peur du regard de mon partenaire aujourd'hui ?
Étape 2 - Agir au présent (changer concrètement les dynamiques) :
Une fois que les peurs sont nommées, il faut passer à l'action. Ici, j'utilise des outils précis. Si votre réflexe est d'éviter le contact, nous changeons la règle. Je propose souvent d'interdire la pénétration pendant quelques semaines pour enlever la pression. Si ça n'est plus le but, on redevient libre d'explorer tout le reste.
Je vous invite à redonner de l'importance à la sensualité. Réapprenez à toucher sans intention sexuelle immédiate. Sentir la texture de la peau, la chaleur, l'odeur. C'est le plaisir pour le plaisir.
Je vous invite à créer une boîte à désirs. Noter sur papier des choses simples (massage, mot murmuré) pour réintroduire de la demande claire et de la sécurité.
Étape 3 - Construire l'avenir (l'ancrage durable) :
Il s'agit maintenant de faire de ces découvertes un socle solide pour les années à venir. Mon objectif n'est pas de vous rendre dépendants de la thérapie. Les actions d'aujourd'hui doivent devenir les habitudes saines de demain.
Le désir après 50 ans demande plus d'intentionnalité. Il se décide. C'est ce que j'appelle le désir réactif. Pierre et Catherine ont décidé que leur nouvelle intimité serait basée sur la tendresse érotisée. Ils ont compris que faire l'amour, c'est avant tout se dire : "Je suis là, je te vois".
Le printemps de la maturité au sein du couple
Faire l'amour après 50 ans, c'est peut-être faire l'amour pour la première fois avec son âme autant qu'avec son corps. C'est une sexualité plus lente, plus riche, où l'on n'a plus rien à prouver, mais tout à partager.
Ne laissez pas la biologie décider de la fin de votre histoire sensuelle. Votre corps change, c'est vrai. Mais ce changement est une chance de découvrir des territoires de plaisir que l'impatience de la jeunesse ne vous permettait pas d'explorer. L'avenir de votre couple ne se joue pas dans la performance, mais dans la sincérité de votre présence.
Le désir de changement est là, mais je sais qu'il s'accompagne souvent d'hésitations. Franchir le cap d'une thérapie de couple ou d'une sexothérapie pour soi ou pour son couple demande un vrai courage. C'est pourquoi je vous offre une première consultation de 30 minutes, gratuite, en visio.
Ce n'est pas qu'une simple prise de renseignements. Que nous choisissions de travailler ensemble par la suite ou non, ces 30 minutes sont un moment précieux pour :
✔ Déposer ce qui pèse vraiment. Mettre des mots, enfin, sur cette tension sourde ou ces non-dits qui se sont immiscés dans votre quotidien.
✔ Éclairer les dynamiques invisibles. Nous allons doucement explorer ce qui se joue sous la surface de vos conflits ou de votre distance.
✔ Sentir si mon accompagnement résonne en vous. Échanger sur la manière dont je peux vous guider, que ce soit en couple ou en individuel, à mon cabinet ou en visio.
Vous sentez encore l'hésitation ?
C'est normal, l'hésitation c'est souvent la voix de vos peurs profondes. Mais si on l'écoute trop, on reste paralysé dans une situation qui, elle, ne fait qu'empirer. Il n'y a pas de moment "parfait", il n'y a que ce premier pas, courageux, vulnérable et sincère. Venez vous autoriser à vous retrouver, avec plus de légèreté, de vérité et d'amour !
Cette première consultation offerte est un moment que je vous réserve avec soin. Je vous invite à prendre un instant pour répondre à ces trois questions fondamentales. Elles vous permettront de vous assurer que vous êtes prêt(e) à vous engager dans un travail de fond et que mon accompagnement est le bon pour vous :
- Quel est le coût émotionnel de votre situation actuelle ?
- Qu'attendez-vous réellement de cet accompagnement ?
- Êtes-vous prêt(e) à vous investir en temps, en énergie et en argent pour transformer durablement votre relation ?
*Afin d'illustrer mes propos, j'ai choisi de vous partager quelques extraits de l'histoire de Pierre et Catherine, un couple que j'ai eu le privilège d'accompagner. Bien entendu, les extraits sont partagés avec leur accord et dans le respect de leur confidentialité (les prénoms ont été modifiés).
Jérémie BESSARD.

